Splendeur & fascination: art et culture à Innsbruck

Qu'est-ce qui rend Innsbruck incomparable ? C'est l'interaction de la culture et de la nature, qui saute aux yeux partout dans la ville. Cette harmonie est particulièrement évidente lorsque l’on se tourne vers la vieille ville médiévale depuis la prestigieuse Maria-Theresien-Straße et que l’on aperçoit alors l’impressionnante chaîne de la Nordkette s'élever majestueusement au-dessus du Petit Toit d'or.

Datum: 21.05.2018
Ort: Innsbruck
Ressorts: Kultur, Kunst
Kunde: Innsbruck Tourismus

Les arcades de la vieille ville abritent des petites boutiques, des cafés accueillants et un défi sportif d'origine gothique : 133 marches vous attendent pour atteindre la plate-forme panoramique du beffroi à 31 mètres de hauteur afin de profiter de la vue imprenable. Au tournant du XVIe siècle, l'empereur Maximilien Ier ne s’est pas contenté d’offrir son emblème à Innsbruck, le Petit Toit d'or qui compte d’ailleurs un petit musée intéressant, il a également orné son futur tombeau dans l’église impériale de 28 statues en bronze à taille humaine et a ainsi donné à la ville l'une des plus importantes œuvres d'art Renaissance au nord des Alpes : les « Schwarze Mander ». L'église abrite également l'un des plus anciens orgues d'Autriche, l'orgue Ebert datant du XVIe siècle.

Au XVIIe siècle, c’est une femme qui marqua son époque : Claude de Médicis arrivée au Tyrol par mariage. Après le décès de son époux, elle et son fils, l'archiduc Ferdinand Karl, veillèrent à ce que le premier théâtre indépendant au nord des Alpes ouvre ses portes à Innsbruck en 1631. Antonio Cesti, célèbre musicien de son temps, composa d'importants opéras. Le Festival de musique ancienne ainsi que les Concerts du château d’Ambras, qui attirent chaque année des publics venus d’ici et d’ailleurs en juillet et en août, témoignent de cette tradition. En parlant du château d'Ambras : au XVIe siècle, l'archiduc Ferdinand II le fit transformer en château Renaissance pour sa chère épouse Philippine Welser. Il fait aujourd’hui partie des hauts lieux culturels d'Innsbruck.

À Innsbruck, les traces de la famille Habsbourg sont étroitement liées à l'impératrice Marie-Thérèse qui a donné à l'une principales attractions touristiques de la ville son visage actuel : la Hofburg, le Palais impérial. Chaque année, une rencontre enchanteresse entre culture et nature fait résonner la cour du palais en juillet : les Concerts promenades d'Innsbruck sous le ciel étoilé de l’été font aujourd'hui partie des plus importants festivals européens d’instruments à vent.

Tout près de la Hofburg, le Théâtre régional du Tyrol vous invite à des spectacles de danse extraordinaires sous la direction du chorégraphe Enrique Gasa Valga. Juste à côté, la Haus der Musik (« La maison de la musique » ; ouverture prévue en octobre 2018) entend devenir un nouveau lieu de rencontre pour l'art, la musique et le théâtre.

En descendant la Maria-Theresien-Straße vers le sud, de beaux palais attirent l'attention. C’est le cas du palais Fugger-Taxis, siège du gouvernement provincial tyrolien. Au niveau de l’arc de triomphe baroque au bout de l’avenue, le regard s’arrête inévitablement sur le Bergisel qui doit sa célébrité notamment aux batailles contre les troupes napoléoniennes et sur lequel siège désormais un emblème moderne de la ville Innsbruck : l'élégant « cobra » du tremplin de saut à ski dessiné par Zaha Hadid. Les traces des batailles sont toujours présentes sur le Bergisel : sous la forme d’une impressionnante fresque géante au musée Tirol Panorama.

Les deux églises au pied du Bergisel semblent être sœurs : la basilique de Wilten, qui impressionne par sa splendeur vive et sereine, est considérée comme la plus belle église rococo du Tyrol et juste en face, l'église de l'abbaye des Prémontrés de Wilten, un joyau baroque à l'intérieur très riche. Les petits chanteurs des Wiltener Sängerknaben y sont étroitement liés ; il s’agit de l'un des plus anciens chœurs de garçons en Europe et de l’un des meilleurs au monde. L’Audioversum s’intéresse aussi aux plaisirs des oreilles : cet univers interactif consacré à l'ouïe et à l'émerveillement invite à explorer tous les sens dans le cadre d'expositions changeantes.

On ne saurait manquer de visiter le Musée des arts et traditions populaires du Tyrol qui se fait l’expression très variée de la culture folklorique tyrolienne. Les collections d'art du musée régional Ferdinandeum s’intéressent aussi aux racines du Tyrol. Il invite même à des concerts et publie des CDs de musique tyrolienne sous le label « musikmuseum ».

Des rencontres musicales ont également lieu à l’abbaye de Stams. Nous quittons ici donc la ville pour rejoindre le village de Stams dominé par sa magnifique abbaye cistercienne. Fondée au XIIIe siècle et remodelée à l’époque baroque, sa basilique, ses salles d'apparat et ses précieuses collections sont absolument incontournables pour tous les visiteurs d'Innsbruck intéressés par la culture. En face de l'abbaye de Stams, l'église de pèlerinage Maria Locherboden trône au-dessus de la vallée de l'Inn. Uniquement accessible aux marcheurs, elle est aujourd’hui encore très fréquentée. Ses miracles remontent aux XVIIIe et XIXe siècles. Cette petite église néogothique et la vue fantastique qu’elle offre valent véritablement le détour.