Ce rendez-vous, qui se consacre à une branche très spécifique de la musique, réunit pour la 42e fois déjà les meilleurs interprètes du monde dans la capitale des Alpes : il y a de quoi être fier ! Les visiteurs venus des quatre coins de la planète l’apprécient parce qu'il est synonyme de la plus haute qualité. Sa maxime est claire : le son dans sa forme originale. La musique est ainsi jouée avec des instruments correspondant à ceux de l'époque concernée et en s’appuyant sur les connaissances empiriques de la pratique d’alors. Le passé impérial d'Innsbruck met à disposition des lieux de représentation on ne peut plus parfaits.

Opéra : du baroque au bel canto
Les représentations d'opéras (baroques) dans leur sonorité originale ont toujours été au cœur de ce festival, sur la scène du Théâtre régional du Tyrol ou dans la cour intérieure de la faculté de théologie où les stars de demain se rencontrent dans le cadre de Barockoper:Jung. Cette année, les jeunes artistes interpréteront « Gli amori d'Apollo e di Dafne » de Francesco Cavalli (« Les amours d’Apollon et de Daphné »). Pour l’occasion, l'univers de la mythologie grecque est mis en scène avec effet dans le décor d'un théâtre d'ombres. Le chef d'orchestre Alessandro De Marchi et le metteur en scène vedette Jürgen Flimm démontrent que les chefs-d'œuvre baroques ne sont pas les seuls à produire un effet particulier lorsqu'ils sont interprétés sur la base de fondements historiques : c’est le cas également d’œuvres musicales et théâtrales plus récentes. Ils en font la preuve avec l'opéra romantique de Giuseppe Saverio Mercadante « Didone abbandonata » (« Didon abandonnée ») de 1823. Il s’agira très certainement de l’un des moments forts du festival 2018, Jürgen Flimm ayant déjà travaillé pour les plus grandes maisons du monde : la Scala de Milan, le Metropolitan Opera à New York, le Royal Opera House Covent Garden à Londres, l’opéra Unter den Linden à Berlin, l'Opéra de Zurich, le Festival de Bayreuth et le Festival de Salzbourg en tant que directeur artistique. Selon De Marchi, « c’est toujours un moment fort que d’entendre comme les idées musicales de cette époque italienne dévoilent tout leur effet lorsqu’elles sont jouées en recréant leur son d’origine ». L’Italianitá est également d’actualité pour le troisième spectacle du Festival de musique ancienne : la sérénade de Johann Adolf Hasse « La Seméle, o sia La richiesta fatale » (« Sémélé ou la requête fatale ») a été composée en 1726, quelques années après l’installation à Naples de ce compositeur venu du nord de l’Allemagne.

Le monde entier se retrouve en salle de concert et à l'église
Le Festival de musique ancienne propose à ses visiteurs de faire un grand voyage à travers son programme de concerts. L'Espagne, l'Angleterre, l'Allemagne et l'Amérique du Sud y sont fortement représentées, par exemple avec les concerts « Die Zeit steht still » (« Le temps s’arrête ») dans la chapelle du château d'Ambras, « Misa Criolla » de la série Open Mind ou « Mysterien » (« Mystères ») autour de Heinrich Ignaz Franz Biber et Jean-Sébastien Bach. L'Italie occupe ici aussi le rôle principal, ce qui permet aux auditeurs de s'immerger dans les univers sonores des hauts lieux de la musique italienne que sont Naples, Venise et Rome : Antonio Vivaldi pour l'art vénitien de la composition, Domenico Scarlatti, Arcangelo Corelli, Giovanni Pierluigi da Palestrina et Antonio Montanari pour la Ville sainte, Andrea Falconieri et Giovanni Antonio Pandolfi Mealli pour Naples. Différents rendez-vous permettent d’entendre ces œuvres : lorsqu’Anna Fusek et l'Ensemble Kavka réuniront la Nordkette et le Vésuve aux Concerts du château d’Ambras, lorsque l'ensemble Arminiosa diffusera la « Fièvre de Vivaldi », lorsque « David et Goliath » se rencontreront à la cathédrale d'Innsbruck, lorsque l’abbaye de Stams proposera de la musique d’église d'inspiration italienne lors de ses services religieux ou lorsque le concert du festival « Zwischen Himmel und Hölle » (« Entre le ciel et l’enfer ») éclairera les dessous de la danse morisque. La danse sera probablement aussi présente lorsque l'ensemble Zeitgeist interprétera de la musique de danse baroque sensuelle et trépidante dans différents lieux publics d’Innsbruck dans le cadre de son « Concerto Mobile ». La devise du festival « Mondes mouvementés » est ici à prendre au sens littéral : des mondes en mouvement.

Le son des instruments
Qu’elle soit tumultueuse ou douce, la musique doit être aussi belle et originale que possible, une prouesse pour laquelle la virtuosité ne suffit pas : elle requiert aussi l'aide d'excellents instruments. Il n'est donc pas étonnant que le festival d'Innsbruck offre cette fois une place de choix aux luthiers. Les concerts honoreront ainsi Jakob Stainer (1619-83), originaire d’Absam et dont Heinrich Ignaz Franz Biber a utilisé les violons tout comme les musiciens aux côtés de Jean-Sébastien Bach. Il a également façonné l'idéal sonore de la musique classique viennoise. Le concert « Windspiele » (« Jeux de vent ») commémora aussi la mémoire du luthier d'Innsbruck Rudolf Tutz (1940-2017) qui s’est basé sur des modèles historiques pour fabriquer des flûtes, des clarinettes, des cors de basset, des trompettes et des hautbois joués dans le monde entier.

Musique ancienne à tout va
L'un des principaux objectifs du festival d’Innsbruck est de mettre en avant l’universalité de la musique, sa compréhensibilité générale. Cela se reflète à la fois dans la sélection musicale et dans différents événements dont les déjeuners-concerts au jardin impérial, le « Mit Pauken und Trompeten » (« Avec timbales et trompettes ») sous le Petit Toit d'or ou le concert final du concours de chant Cesti. Ce dernier se propose toujours de faire le lien avec l'année suivante, les gagnants chantant traditionnellement alors dans la prochaine édition du jeune opéra. Tous les spectateurs, enfants comme adultes, ont la possibilité de découvrir toute la splendeur et la joie de vivre de la Renaissance à la Fête du château d'Ambras : avec ses musiciens, ses saltimbanques, ses acrobates, ses nobles damoiseaux et damoiselles, elle a toujours été un rendez-vous festif de l'été.


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Le festival de musique ancienne d'Innsbruck

C.Gaio

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Jürgen Flinn

Hermann und Clärchen Baus

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Ensemble Zeitgeist

Sven Gilmore

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Alessandro De Marchi

Sandra Hastenteufel

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Anna Fusek

Felix Broeder

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Ensemble Arminiosa

Francesco Fratto

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